La caractérisation des OMR (Ordures Ménagères Résiduelles) consiste à prélever un échantillon représentatif de déchets pour le trier manuellement et le peser par grandes catégories de déchets. On peut ainsi déterminer quels types de déchets sont produits et dans quelles proportions.
Cette opération va nous permettre de connaître la composition des poubelles grises des habitants du territoire du SMICTOM : déchets résiduels, matières organiques, plastiques, papiers/cartons, verre, métaux, textiles, déchets dangereux… L’objectif étant ensuite de mettre en place des actions adaptées selon les résultats.
En France, cette démarche s’appuie sur le protocole national MODECOM (Méthode de Caractérisation des Ordures Ménagères), développé et piloté par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

Analyse
Dans le cadre du suivi de la composition des ordures ménagères, cinq caractérisations ont été réalisées sur différentes tournées du territoire les 15, 16 et 17 juin 2026.
Les mêmes tournées ont été retenues que lors de la précédente campagne de caractérisation réalisée en 2024, permettant ainsi une comparaison des résultats dans le temps.
Les principales caractéristiques de cette campagne de caractérisation sont les suivantes :
- Communes avec différents profils (rural, mixte, urbain)
- L’ensemble des sacs d’ordures ménagères sont ouverts
- Échantillon d’environ 125 kg

Résultats de la caractérisation 2026
Comparée à celle de 2024, des évolutions sont constatées.
Déchets compostables :
Les déchets compostables représentent toujours une part très importante des ordures ménagères, avec 32,98% du gisement caractérisé en 2026.
Une légère baisse est observée par rapport à 2024. Ce chiffre confirme le potentiel de réduction des ordures ménagères par le biais du compostage individuel ou partagé.
Une catégorie en particulier présente malgré tout une évolution significative. Les produits alimentaires non consommés sous emballage sont en forte hausse. Cette catégorie constitue un enjeu important en matière de gaspillage alimentaire, puisque des denrées encore emballées sont retrouvées dans les ordures ménagères.

Déchets résiduels :
La proportion de déchets résiduels est en hausse en 2026, pour atteindre 26,78%.
Cette évolution est notamment liée à une augmentation des textiles sanitaires, qui constituent une part importante de cette catégorie. Parmi les éléments identifiés figurent notamment :
- Les papiers souillés
- Les couches pour enfants

Collecte sélective :
Les déchets relevant de la collecte sélective (emballages plastiques et cartons) représentent 24,57% du gisement et sont en baisse par rapport à la caractérisation de 2024.

Collecte sélective du verre :
La part du verre présente également une baisse en 2026, avec 2,35% du gisement.

Autres filières et REP :
La catégorie regroupant les autres filières et les déchets relevant des filières REP est en hausse, pour atteindre 13,32%.
Une augmentation est notamment observée concernant les textiles vestimentaires.



Conclusion
La campagne de caractérisation réalisée en 2026 confirme la présence d’une forte proportion de déchets organiques et de textiles sanitaires dans les ordures ménagères résiduelles.
Plus particulièrement, la part des produits alimentaires non consommés sous emballage, ainsi que celle des couches et papiers souillés, a particulièrement augmenté par rapport au MODECOM 2024.
À l’inverse, la diminution de la part des déchets issus de la collecte sélective (emballages) et du verre dans les ordures ménagères résiduelles apparaît comme un élément encourageant et peut témoigner d’une amélioration des pratiques de tri.

Principaux leviers d’amélioration
Au regard des résultats obtenus, plusieurs axes d’action peuvent être identifiés :
- Prévenir le gaspillage alimentaire,
- Poursuivre le déploiement du compostage individuel et partagé,
- Réduire la production de textiles sanitaires, en développant la sensibilisation aux alternatives réutilisables (produits d’hygiène féminine et couches lavables),
- Poursuivre l’amélioration du tri des emballages,
- Renforcer la communication sur les filières de collecte des textiles vestimentaires,
- Sensibiliser à la réduction des produits à usage unique.

